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Pratiques culturelles · Religion · Santé

La Circoncision Au Bénin

Pratiques culturelles, dimensions religieuses, enjeux de santé

Étude documentaire approfondie · Document produit pour fongbebenin.com · Juin 2025

Document produit pour fongbebenin.com

Juin 2025

Avertissement méthodologique

Ce document traite de pratiques culturelles sensibles, enracinées dans des traditions vivantes. L'approche adoptée est descriptive et analytique, non normative. La circoncision masculine est une réalité socialement centrale au Bénin. Elle sera présentée dans sa diversité ethnique, religieuse et géographique, telle que les sources disponibles permettent de la documenter.

Les sources mobilisées sont : des articles journalistiques (Afrik.com, La Nouvelle Tribune du Bénin, Bénin Révélé), des données statistiques officielles (MICS Bénin, Portail Open Data Bénin), des textes de droit béninois, des entrées encyclopédiques (Wikimonde, Wikipédia), des études anthropologiques publiées, et les pages du site fongbebenin.com. Chaque affirmation importante est attribuée à sa source. Les lacunes documentaires sont signalées.

Le document n'aborde la question des mutilations génitales féminines (MGF/excision) que dans la mesure où cette pratique est associée, dans certaines sources béninoises, aux mêmes contextes rituels que la circoncision masculine. Elle n'est pas mise sur le même plan et est traitée séparément, conformément aux distinctions opérées par le droit béninois et les organisations de santé internationales.

Chapitre I

Introduction générale — La circoncision dans le contexte béninois

Chapitre II

Données statistiques générales

Chapitre III

Les Wamas (Waabas) : la circoncision des adultes dans l'Atacora

Chapitre IV

Les Baribas (Baatonu) : courage et initiation au nord du Bénin

Chapitre V

Les Fon, Goun et peuples du sud : pratiques et âges

Chapitre VI

Les Yoruba-Nagos : pratiques et liens avec l'Orisha

Chapitre VII

Dendis et peuples islamisés du nord-est

Chapitre VIII

L'islam et la circoncision au Bénin

Chapitre IX

Le rôle des forgerons dans les rituels de circoncision

Chapitre X

Dimension symbolique et sociale : passage, identité, honte et honneur

Chapitre XI

Circoncision traditionnelle versus circoncision médicalisée

Chapitre XII

Enjeux de santé publique

Chapitre XIII

Circoncision et VIH : données internationales et contexte béninois

Chapitre XIV

Le genre : circoncision masculine et question des MGF

Chapitre XV

Évolution contemporaine et mondialisation

Chapitre XVI

Lacunes documentaires et questions non résolues

Chapitre XVII

Sources

Chapitre I

Introduction générale

Le Bénin : une mosaïque ethnique et religieuse

Le Bénin est un pays d'Afrique de l'Ouest d'environ 12 millions d'habitants (données INSAE RGPH-4, 2013), organisé en 12 départements, et habité par une soixantaine de groupes ethniques différents. Cette diversité constitue le premier élément indispensable à toute compréhension des pratiques de circoncision : il n'existe pas une circoncision béninoise uniforme, mais des pratiques plurielles, portées par des logiques culturelles, religieuses et sociales spécifiques à chaque communauté.

Les grandes familles ethniques du Bénin comprennent, au sud et au centre : les Fon (famille Gbe), les Adja, les Goun, les Mina, les Yoruba-Nago ; au nord-ouest : les Bariba (Baatonu), les Somba-Bétammaribé, les Waama (Wamas), les Berba, les Otammari ; au nord-est : les Dendi, les Peuls, les Haoussa. Ces groupes entretiennent des rapports différents avec la pratique de la circoncision, selon leurs traditions propres et selon la religion qu'ils pratiquent — religion traditionnelle/animisme, islam ou christianisme.

La circoncision masculine y est une pratique très largement répandue. Selon les données du MICS (Multiple Indicator Cluster Survey), la prévalence nationale de la circoncision chez les hommes de 15 à 49 ans s'établit à 97 %, ce qui fait du Bénin l'un des pays africains à très forte prévalence. Cependant, cette statistique agrégée masque des disparités importantes selon l'ethnie, la région et la religion.

La circoncision : un fait social total

Dans les sociétés béninoises qui la pratiquent de manière rituelle, la circoncision n'est pas seulement un acte chirurgical. C'est, au sens de Marcel Mauss, un fait social total : un événement qui engage à la fois le corps individuel, le groupe familial, la communauté villageoise, le système religieux et la hiérarchie sociale. Elle détermine le statut de l'homme au sein de sa communauté, son droit au mariage, son accès à certaines fonctions sociales ou politiques, et son appartenance symbolique à son groupe.

Cette dimension totalisante varie selon les ethnies. Chez les Wamas du nord-ouest, elle conditionne littéralement l'accès à la chefferie et au mariage. Chez les Baribas, elle est un test de virilité et de courage. Chez les Fon et les Yoruba, elle est un rite de purification accompagné de cérémonies. Dans les communautés musulmanes du nord, elle est un acte de conformité à la sunna du Prophète. Dans les villes du sud, elle se médicalise tout en conservant une dimension festive familiale.

Chapitre II

Données statistiques générales

Prévalence nationale

Le portail Open Data Bénin, s'appuyant sur les données du MICS (enquête UNICEF à indicateurs multiples), indique que la prévalence de la circoncision chez les hommes de 15 à 49 ans au Bénin est de 97 %. La même source précise que la majorité des hommes circoncis ont subi l'intervention pendant la petite enfance : 38 % entre 1 et 4 ans, 37 % entre 5 et 9 ans. Moins de 1 % rapporte avoir été circoncis à l'âge de 20 ans ou plus.

Ces données indiquent que la norme dominante au Bénin est la circoncision précoce — dans l'enfance — et non la circoncision à l'âge adulte. Les cas de circoncision tardive (à l'âge adulte ou à âge avancé), comme ceux documentés chez les Wamas, représentent donc une exception ethnographiquement remarquable par rapport à la norme nationale.

Répartition géographique implicite

En l'absence de données ventilées par département pour la circoncision masculine, on peut déduire de manière indirecte que la pratique est universelle ou quasi-universelle dans les deux tiers nord du pays, à prédominance musulmane ou animiste traditionnelle, et très répandue dans le sud, qu'il soit fon, yoruba, adja ou goun. Les seules variations significatives portent sur l'âge et les modalités, non sur la pratique elle-même.

La prévalence de 97 % place le Bénin parmi les pays africains où la circoncision est normative. À titre de comparaison, des pays d'Afrique australe comme le Botswana ou Zimbabwe affichaient des prévalences bien inférieures avant les campagnes de circoncision médicale volontaire liées à la prévention du VIH.

Chapitre III

Les Wamas (Waabas) : la circoncision des adultes

Un peuple de l'Atacora

Les Waamas (ou Wamas) sont un groupe ethnique du nord-ouest du Bénin, concentré dans le département de l'Atacora, notamment dans les communes de Péhunco et Kérou. Leur langue, le waama, est une langue oti-volta (groupe gur), distincte des langues gbe du sud. Ils constituent l'une des ethnies dominantes du département de l'Atacora, avec les Batonu (Baribas) et les Berba. Ce sont des cultivateurs sédentaires, divisés en quatre grands clans : les Tangamba, les Yimpoba, les Daatamba et les Nansiba. Les Waabas sont aussi qualifiés de peuple métallurgiste primaire, ce qui a des implications directes dans leurs pratiques rituelles de circoncision.

Le village de Kotopounga, dans le nord-ouest du Bénin, est cité dans la littérature journalistique comme l'un des villages wamas les plus emblématiques pour cette pratique. Il a la particularité d'être le village maternel de l'ancien chef de l'État béninois Mathieu Kérékou, ce qui lui a valu une certaine notoriété.

La circoncision à partir de 28 ans

La particularité la plus frappante et la mieux documentée de la circoncision wama est son âge : elle se pratique à partir de 28 ans. C'est une circoncision d'adulte, non d'enfant. Elle marque le passage à l'âge adulte — ce que l'anthropologie appelle un rite de passage — et détermine l'ensemble du statut social de l'homme dans sa communauté.

Un homme non circoncis chez les Wamas, quelle que soit son âge réel, n'est pas reconnu comme adulte par les autorités villageoises. Il n'a pas le droit de se marier. Il ne peut accéder ni à la chefferie ni à toute autre fonction sociale importante. Ce statut d'inachèvement n'est pas symbolique dans un sens atténué : il a des conséquences concrètes et immédiates sur la vie sociale de l'individu.

La circoncision est effectuée de façon traditionnelle, sans anesthésie, par les Forgerons — une caste spécifique au sein de la société wama. Ces forgerons fabriquent eux-mêmes le couteau de cérémonie utilisé pour l'opération. Le fait marquant est que les Forgerons eux-mêmes ne sont jamais circoncis chez les Wamas : ils constituent une exception institutionnelle, ce qui renforce leur caractère de médiateurs rituels entre les états.

Le déroulement des cérémonies

Les cérémonies de circoncision chez les Wamas ont lieu généralement entre les mois de février et d'avril. Elles se déroulent par vagues : une vingtaine d'hommes est sélectionnée dans un laps de temps défini par le chef coutumier assisté d'une dizaine de vieux sages. Cette organisation en vagues se perpétue pendant plusieurs mois. La vie sociale du village est ainsi rythmée par ces cérémonies, qui représentent l'événement collectif le plus important — plus que l'intronisation du chef coutumier et plus que ses funérailles, selon les sources journalistiques.

Le rituel se déroule loin des regards. Le futur circoncis est emmené à l'écart par les Forgerons, dans un espace secret. Le double objectif est de préserver l'intimité du Wama, mais aussi de maintenir le mystère autour des détails de la cérémonie. Au moment de l'ablation du prépuce, l'homme ne doit pas ciller, ne doit pas manifester la moindre peur. Toute expression de crainte — qu'elle soit vocale, gestuelle ou faciale — est interprétée comme une preuve d'immaturité, et disqualifie le candidat immédiatement.

Pour ceux qui réussissent l'épreuve, des cérémonies grandioses sont organisées, étalées sur plusieurs jours, parfois deux semaines. Les sommes dépensées peuvent atteindre plusieurs millions de francs CFA. La famille et la communauté entière participent à ces festivités.

Conséquences sociales de l'échec

Les conséquences d'un échec — c'est-à-dire d'une expression visible de la peur — sont sévères. La honte est si importante que les hommes qui ont échoué peuvent être contraints de fuir leur village, tant la stigmatisation sociale est difficile à supporter. Certains s'établissent définitivement dans d'autres régions ou à l'étranger. Les sources journalistiques signalent que certains vont jusqu'à mettre fin à leurs jours. Ce dernier point n'est documenté que par une source journalistique et non étayé par des données statistiques ; il doit être pris comme un indicateur de la gravité sociale de la honte, et non comme un fait quantifié.

La même source rapporte que la tradition demeure très vivace malgré la modernisation. Des Wamas partis vivre loin du village avant l'âge de 28 ans font le voyage de retour pour accomplir le rituel. Des Wamas installés à l'étranger reviennent spécialement pour cette raison. L'article mentionne le cas de l'actuel (en 2004) chef coutumier de Tampegre, circoncis à soixante ans, revenu de l'étranger pour accomplir le rituel car il était indispensable d'être circoncis pour accéder à la chefferie.

Le cas particulier de la chefferie

La circoncision est une condition sine qua non pour accéder à la chefferie chez les Wamas. Si un homme est circoncis à l'hôpital (médicalisation), cela ne suffit pas : une seconde circoncision lui est imposée, réalisée à l'aide d'un coutelas qui dessine un anneau autour de la base de sa verge. La signification symbolique de ce geste est gardée secrète par les initiés. Ce détail montre que la circoncision médicale, bien qu'acceptée dans d'autres contextes, est considérée comme rituellement inadéquate pour valider le passage à un statut social supérieur.

Chapitre IV

Les Baribas (Baatonu) : courage et initiation au nord

Un peuple guerrier du nord du Bénin

Les Baribas, ou Baatonu, sont le groupe ethnique dominant du département du Borgou, dans le nord-est du Bénin, avec Parakou comme ville principale. Ils constituent historiquement un peuple de guerriers et de cavaliers, organisé autour de royaumes puissants (notamment le royaume de Nikki). La religion traditionnelle coexiste avec un islam progressivement adopté depuis le XVe siècle, selon certaines sources, sous l'influence du commerce caravanier et des Wangara.

La circoncision est, chez les Baribas, un rituel de passage obligatoire pour les jeunes garçons. Contrairement aux Wamas, elle ne se pratique pas à l'âge adulte avancé, mais dans l'enfance ou l'adolescence. Cependant, les modalités partagent avec les Wamas la dimension fondamentale du courage comme condition de réussite.

Rituel et épreuve de virilité

Chez les Baribas, la circoncision se déroule souvent en pleine nature, loin des habitations, dans des conditions rudimentaires. Les initiés sont censés ne pas exprimer de douleur : pleurer ou se plaindre est considéré comme un signe de faiblesse. L'épreuve est donc un test d'endurance et de virilité. Avant l'opération, les futurs initiés sont soumis à une préparation physique et psychologique. Les anciens et les chefs de famille leur inculquent des valeurs fondamentales : le respect des aînés, la solidarité, la maîtrise de soi. Dans certaines communautés, une nuit entière est consacrée à des chants, des danses et des prières.

Ces éléments — la nature comme espace rituel, le secret, l'épreuve du silence face à la douleur, la transmission de valeurs — constituent des invariants que l'on retrouve dans de nombreuses sociétés africaines pratiquant la circoncision comme rite initiatique. La circoncision bariba s'inscrit pleinement dans cette tradition.

Chapitre V

Les Fon, Goun et peuples du sud

Les Fon : circoncision à 7 ans

Les Fon sont le groupe ethnique le plus nombreux du Bénin et la composante principale de l'ancien Royaume du Dahomey. Ils parlent le fongbe et sont concentrés dans le département de l'Atlantique et les zones environnantes. La circoncision est pratiquée chez les Fon, et est réalisée selon les sources disponibles vers l'âge de 7 ans, suivie de rituels et de cérémonies spécifiques. Elle est perçue comme une purification du corps et une étape vers la maturité.

La religion dominante des Fon est le vodoun, qui coexiste fréquemment avec le christianisme (catholicisme et protestantisme). L'islam est faiblement représenté dans ce groupe. La circoncision chez les Fon s'inscrit dans un cadre de religion traditionnelle et ne doit pas être confondue avec la circoncision islamique, bien que les deux puissent coexister dans certaines familles mixtes.

Dimension festive et cérémonielle

Dans les communautés fon comme dans beaucoup d'autres au Bénin, les cérémonies de circoncision sont accompagnées de festivités animées : danses traditionnelles, chants, repas festifs. Ces célébrations sont l'occasion pour la famille et la communauté de marquer l'événement et de renforcer les liens collectifs. La circoncision est aussi le moment d'une transmission : les anciens et les membres de la famille transmettent aux jeunes des enseignements sur les responsabilités à venir.

Les Goun et autres groupes du sud

Les Goun (ou Gun), proches parents des Fon, sont concentrés autour de Porto-Novo et dans le département de l'Ouémé. Ils partagent de nombreuses pratiques culturelles avec les Fon, dont la circoncision. Les Adja, présents dans la région de Mono-Couffo, ont également des pratiques similaires dans ce domaine. La communauté des recherches sur ces groupes ne donne pas de détails spécifiques sur des modalités qui leur seraient propres dans le contexte de la circoncision, au-delà des caractéristiques générales communes aux peuples gbe.

Chapitre VI

Les Yoruba-Nagos : circoncision et univers Orisha

Le peuple Yoruba-Nago au Bénin

Les Yoruba-Nagos sont présents au Bénin principalement dans les départements du Plateau et de l'Ouémé, avec Kétou comme centre historique important. Ils entretiennent des liens culturels étroits avec les Yoruba du Nigeria voisin. La circoncision est chez les Yoruba un rituel de passage obligatoire, pratiqué généralement dans l'enfance. Elle est considérée comme une purification du corps et une étape vers la maturité.

Dans la tradition yoruba, la circoncision des garçons peut intervenir très tôt, parfois dans les premiers jours de vie pour les familles de tradition ancienne, ou dans l'enfance. Cette pratique néonatale ou très précoce est attestée chez les Yoruba du Nigeria, dont les Nagos du Bénin partagent la tradition. La source anglophone Wikipedia (Circumcision in Africa) confirme que certains groupes yoruba circoncisent leurs fils nourrissons.

Liens avec le système religieux orisha

La religion yoruba est un univers complexe centré sur le culte des Orishas — divinités ou forces cosmiques — et des ancêtres. Bien que la circoncision ne soit pas directement associée à un Orisha particulier dans les sources disponibles pour ce travail, elle s'inscrit dans l'ensemble plus large des pratiques de préparation et de purification corporelle que le système religieux yoruba valorise. Les Egungun — masques ancestraux yoruba présents au Bénin — constituent un exemple de cette articulation entre corps rituel, identité lignagère et pratiques initiatiques.

Chapitre VII

Les Dendis et les peuples islamisés du nord-est

Les Dendis

Les Dendis sont un groupe ethnique songhay-zarma présent dans le nord-est du Bénin, notamment dans le département de l'Alibori, autour de Malanville et Karimama. Islamisés depuis plusieurs siècles, ils pratiquent la circoncision dans un cadre principalement religieux islamique. La circoncision est chez eux un rituel de passage obligatoire pour les jeunes garçons, inscrit dans la tradition de la sunna prophétique.

Les communautés haoussa et peul

Les Haoussa et les Peuls islamisés du nord-est et du nord du Bénin partagent la même pratique. Pour les communautés musulmanes de ces régions, la circoncision est un acte de conformité religieuse autant que culturelle. L'âge auquel elle est pratiquée varie selon les familles et les traditions locales, mais elle intervient généralement dans l'enfance ou avant la puberté.

L'islam est religion majoritaire dans les départements du nord (Borgou, Alibori) où il est présent depuis au moins le XVe siècle, selon les travaux de Denise Brégand sur le commerce caravanier et les relations sociales au Bénin. Dans ces régions, la circoncision masculine est donc pratiquement universelle, portée conjointement par les traditions ethniques locales et la norme religieuse islamique.

Chapitre VIII

L'islam et la circoncision au Bénin

Statut de la circoncision en islam

La circoncision occupe une place particulière dans l'islam : elle n'est pas mentionnée dans le Coran, mais est soutenue par des hadiths du Prophète et fait partie des pratiques de purification naturelle (fitrah). Les juristes musulmans divergent sur son caractère obligatoire ou simplement recommandé (sunna). L'imam al-Shafi'i la considère obligatoire, tandis que les trois autres grandes écoles juridiques (hanafite, malikite, hanbalite) la recommandent fortement sans en faire une obligation absolue.

En pratique, la circoncision est quasi universellement observée dans le monde musulman, y compris dans les communautés musulmanes béninoises. Elle est désignée en arabe par le terme khitan (ختان) et constitue un marqueur d'appartenance à la communauté islamique.

L'islam au Bénin : géographie et sociologie

L'islam est présent au Bénin depuis le XVe siècle, d'abord via les réseaux commerciaux wangara et haoussa dans le nord du pays. Aujourd'hui, selon le recensement de la population de 2002 (cité par les recherches de Denise Brégand), l'islam est religion majoritaire dans les départements du nord (Borgou, Alibori, Atacora dans une moindre mesure). Au sud, les communautés musulmanes existent mais ne sont pas majoritaires. Des chercheurs comme Denise Brégand (Commerce caravanier et relations sociales au Bénin : Les Wangara du Borgou, L'Harmattan, 1998) ont documenté la diffusion et l'enracinement de l'islam dans ces régions.

Dans les villes du sud comme Cotonou ou Porto-Novo, des communautés musulmanes significatives sont présentes et pratiquent la circoncision dans un cadre à la fois religieux et familial, généralement en structure hospitalière ou chez un praticien.

Interaction entre tradition locale et norme islamique

Un élément important est la coexistence et parfois la superposition entre traditions ethniques préexistantes et norme islamique. Dans certaines ethnies du nord (comme les Baribas, dont une partie est islamisée), la circoncision préexistait à l'islam comme rite initiatique ethnique. L'islam a renforcé la pratique en lui donnant une justification religieuse supplémentaire. Dans d'autres cas, l'islamisation a introduit la circoncision là où elle n'existait pas, ou l'a transformée en déplaçant son âge et ses modalités.

Chapitre IX

Le rôle des forgerons dans les rituels de circoncision

Les forgerons comme caste rituelle

Chez les Wamas, le rôle des forgerons dans la circoncision est central et constitue l'une des données les plus remarquables de ce rituel. Les forgerons forment une caste spécifique : ce sont eux qui fabriquent le couteau de cérémonie utilisé pour la circoncision, et eux seuls qui sont habilités à effectuer l'opération. Ce monopole rituel est d'autant plus frappant que les forgerons eux-mêmes ne sont jamais circoncis chez les Wamas — ils constituent une exception institutionnelle au sein d'une société où la circoncision est une norme absolue.

Ce paradoxe — les circonciseurs sont non-circoncis — n'est pas sans parallèle dans d'autres cultures africaines où certaines castes artisanales occupent des positions ambiguës entre l'ordre social ordinaire et le domaine rituel. Le forgeron, manipulateur du métal et du feu, détient dans de nombreuses cultures africaines une position liminale : il est à la fois essentiel et marginal, puissant et séparé.

Le forgeron dans les traditions gur et volta

Dans les sociétés d'Afrique de l'Ouest, notamment dans les traditions volta-gur auxquelles appartiennent les Waamas, la caste des forgerons occupe historiquement une place centrale dans la production des outils agricoles, des armes et des objets rituels. Le fait que cette caste soit responsable de la circoncision n'est pas anodin : l'acte de circoncision est ainsi lié symboliquement à la maîtrise du métal, à la capacité de transformation de la matière, et au pouvoir de marquer le corps de façon irréversible.

Chapitre X

Dimension symbolique et sociale

Le rite de passage : de l'enfance à l'âge adulte

La circoncision au Bénin — que ce soit chez les Wamas à 28 ans, chez les Baribas à l'adolescence, ou chez les Fon à 7 ans — fonctionne dans tous les cas comme un rite de passage, au sens anthropologique du terme tel qu'il a été défini par Arnold van Gennep (Rites de passage, 1909) et Victor Turner. Un rite de passage comprend trois phases : la séparation (l'individu est retiré de son statut antérieur), la phase liminale (état de transition, souvent marqué par l'isolement et l'épreuve), et l'agrégation (réintégration dans la communauté avec un nouveau statut).

Chez les Wamas, ces trois phases sont clairement identifiables : l'homme est séparé de la communauté (emmené loin des regards), soumis à une épreuve dans un espace de secret (la coupure sans expression de peur), puis réintégré avec un statut d'adulte, marqué par des festivités publiques. La même structure, avec des variantes, se retrouve chez les Baribas.

Honneur, honte et exclusion sociale

La dimension de l'honneur et de la honte est fondamentale dans la circoncision wama. L'honneur s'acquiert par la maîtrise de soi face à la douleur. La honte s'abat sur celui qui manifeste la peur. Cette architecture sociale de l'honneur est structurante pour la société wama : elle détermine qui peut se marier, qui peut exercer une fonction sociale, qui est ou n'est pas reconnu comme adulte.

Cette économie de l'honneur n'est pas spécifique aux Wamas : on la retrouve dans de nombreuses sociétés d'Afrique de l'Ouest pratiquant la circoncision comme épreuve initiatique. Elle explique pourquoi, même dans un contexte de modernisation et d'urbanisation, les individus continuent à se conformer au rituel : le coût social de la non-conformité reste très élevé.

Appartenance et identité collective

La circoncision opère aussi comme marqueur d'appartenance collective. Être circoncis, c'est appartenir à son groupe — qu'il soit ethnique, religieux, ou les deux. Ne pas l'être, c'est être exclu symboliquement de ce groupe, quelle que soit la raison invoquée. Dans les communautés où la pratique est normative, un homme non circoncis est perçu comme incomplet, immature, ou comme n'appartenant pas pleinement à la communauté.

Cette fonction d'inclusion/exclusion sociale explique la remarquable persistance de la pratique même face à la modernisation. Des Béninois de la diaspora reviennent dans leur village pour se faire circoncire. Des pères font circoncire leurs fils dans les hôpitaux de Cotonou tout en organisant une fête familiale pour préserver la dimension communautaire de l'événement.

Chapitre XI

Circoncision traditionnelle vs circoncision médicalisée

La coexistence des deux systèmes

Au Bénin comme dans la plupart des pays africains à forte prévalence de circoncision, deux systèmes coexistent : la circoncision traditionnelle, effectuée par des praticiens rituels (forgerons, exciseurs coutumiers, guérisseurs), et la circoncision médicalisée, effectuée dans un établissement de santé par un professionnel médical. Ces deux systèmes ne sont pas nécessairement en conflit : ils peuvent se succéder (circoncision médicale complétée d'un rituel familial), se substituer (les familles urbaines optant de plus en plus pour le milieu médical), ou s'articuler de façon complexe (comme chez les Wamas où la circoncision médicale ne remplace pas la circoncision rituelle pour la chefferie).

L'évolution vers la médicalisation dans les villes

Dans les grandes villes du Bénin — Cotonou, Porto-Novo, Parakou — la tendance est à une médicalisation croissante de la circoncision. De plus en plus de parents préfèrent faire circoncire leurs enfants dans des centres de santé ou des hôpitaux, où les conditions d'hygiène sont meilleures et les risques d'infection réduits. Les professionnels de santé et les autorités sanitaires béninoises encouragent cette évolution, en raison des risques associés aux circoncisions traditionnelles pratiquées sans garantie d'asepsie.

Cependant, même lorsqu'elle est réalisée en milieu hospitalier, la circoncision ne perd pas toujours son caractère symbolique. De nombreuses familles béninoises continuent de l'accompagner de rituels familiaux, de prières et de festivités, afin de préserver la dimension culturelle de l'événement. La médicalisation de l'acte ne signifie donc pas sa désacralisation complète.

Les praticiens traditionnels

Dans les zones rurales et pour les circoncisions rituelles, les praticiens traditionnels restent actifs. Chez les Wamas, comme détaillé précédemment, ce sont les forgerons. Dans d'autres communautés, des spécialistes locaux (souvent des anciens) sont désignés pour cette fonction. Ces praticiens n'ont généralement pas de formation médicale formelle et utilisent des instruments non stérilisés selon les standards modernes, ce qui représente un risque sanitaire documenté.

Il est important de noter que l'existence de ces risques ne signifie pas que toutes les circoncisions traditionnelles sont dangereuses : des techniques ancestrales de nettoyage et de soin existent, et des siècles de pratique ont permis le développement de savoirs pratiques. Mais les conditions d'asepsie modernes offrent une protection supérieure contre les infections bactériennes et les complications.

Chapitre XII

Enjeux de santé publique

Les risques de la circoncision traditionnelle

La circoncision, quelle que soit la façon dont elle est pratiquée, est un acte chirurgical. Elle n'est jamais totalement sans risque. Les complications documentées comprennent : hémorragie, infection, sténose du méat uréthral, fistule urétro-cutanée, dans les cas les plus graves : amputation ou tétanos. La prévalence des complications varie selon les contextes : elle est estimée entre 1 % et 15 % selon le degré de performance du système de santé et les conditions de réalisation (source : étude publiée dans ScienceDirect, Prise en charge des complications de la circoncision).

Les circoncisions pratiquées dans des conditions non hygiéniques — sans stérilisation des instruments, sans prise en charge de la douleur, sans suivi post-opératoire — présentent un risque de complications plus élevé. C'est pourquoi les autorités sanitaires béninoises encouragent la médicalisation de la pratique, tout en reconnaissant son importance culturelle.

Campagnes de sensibilisation

Des campagnes de sensibilisation à l'hygiène et à la sécurité lors de la circoncision sont menées au Bénin, selon les sources disponibles. Leur portée et leur efficacité exactes dans le contexte béninois spécifique ne sont pas quantifiées dans les sources consultées. Le cadre général est celui d'un pays où le système de santé est encore sous-développé dans les zones rurales — le département de l'Atacora comptait, selon les données disponibles, 21 dispensaires, 27 maternités et 40 complexes de santé pour 384 villages, soit une couverture limitée.

La question de la douleur

Un aspect souvent sous-estimé est la gestion de la douleur. Les circoncisions traditionnelles se font généralement sans anesthésie, quelle que soit l'âge du circoncis. Chez les Wamas, cette absence d'anesthésie est constitutive de l'épreuve — la douleur est volontairement non atténuée car c'est précisément la capacité à la supporter sans le montrer qui constitue le test. Dans les autres contextes, la non-anesthésie est davantage liée à des contraintes de moyens ou à l'absence de personnel médical.

Les recommandations médicales modernes préconisent la prise en charge de la douleur, y compris lors des pratiques rituelles. L'OMS souligne explicitement que les circoncisions pour des raisons religieuses ou traditionnelles devraient inclure une gestion de la douleur adaptée.

Chapitre XIII

Circoncision et VIH : données internationales

Les essais contrôlés randomisés

Trois essais contrôlés randomisés majeurs — menés à Kisumu (Kenya), dans le district de Rakai (Ouganda), et à Orange Farm (Afrique du Sud) — ont démontré que la circoncision réduit d'environ 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH à l'homme. Ces résultats, publiés à partir de 2005 et validés par l'OMS et l'ONUSIDA en 2007, ont conduit à la recommandation de la circoncision masculine médicale comme outil de prévention du VIH dans les pays à haute prévalence.

Ces essais concernent principalement l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe, régions à haute prévalence du VIH. L'OMS a identifié 13 pays prioritaires pour des campagnes de circoncision masculine médicale volontaire — des pays d'Afrique de l'Est et australe où la prévalence était élevée ET où les taux de circoncision étaient bas. Le Bénin ne figure pas dans cette liste de pays prioritaires, pour deux raisons : sa prévalence du VIH est relativement basse (estimée à environ 1 % chez les adultes, bien en dessous des pays d'Afrique australe), et son taux de circoncision est déjà très élevé (97 %).

Implications pour le Bénin

La corrélation géographique observée à l'échelle africaine entre forte prévalence de la circoncision et faible prévalence du VIH est cohérente avec la situation du Bénin : pays à très forte prévalence de circoncision, le Bénin a une prévalence du VIH relativement modérée par rapport aux pays d'Afrique australe à faible taux de circoncision. Cependant, cette corrélation ne prouve pas une relation causale directe dans le contexte béninois spécifique — d'autres facteurs épidémiologiques, comportementaux et sociaux sont en jeu.

Chapitre XIV

Genre : circoncision masculine et question des MGF

Une asymétrie fondamentale dans le traitement

La circoncision masculine et les mutilations génitales féminines (MGF, dont l'excision) ne peuvent pas être mises sur le même plan, ni d'un point de vue médical, ni d'un point de vue juridique, ni d'un point de vue du droit international. La circoncision masculine — ablation du prépuce — n'affecte pas les fonctions reproductives ou sexuelles de la même façon que l'excision féminine, qui implique l'ablation partielle ou totale du clitoris et/ou des petites lèvres et entraîne des conséquences médicales graves et permanentes (douleurs chroniques, complications obstétricales, difficultés sexuelles). Il est scientifiquement et éthiquement incorrect de les traiter comme des équivalents.

Les MGF au Bénin : état des lieux

Le Bénin a adopté la loi n° 2003-03 du 3 mars 2003 portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines. Cette loi interdit toutes les formes de MGF et prévoit des peines d'emprisonnement allant de six mois à cinq ans selon la gravité, assorties d'amendes. Une réforme du Code pénal en 2021 a alourdi les peines : jusqu'à cinq ans de prison pour une MGF à laquelle l'enfant survit.

Malgré cette législation, la pratique persiste dans certaines régions. Selon l'enquête MICS 2014 (dernière enquête d'envergure nationale sur ce sujet), 9,2 % des femmes de 15 à 49 ans avaient subi une MGF. Les femmes excisées proviennent principalement du nord du Bénin (départements de l'Atacora, Donga, Alibori, Borgou, Plateau, Collines). La prévalence était en baisse par rapport à 2001 (17 %). Parmi le groupe ethnique le plus touché, la prévalence atteindrait 49 % selon la source Excision Parlons-en.

La loi a conduit à une clandestinisation de la pratique. Des exciseuses traversent les frontières vers le Nigeria, le Burkina Faso ou le Niger pour pratiquer l'excision hors du territoire béninois, selon des témoignages rapportés par la presse béninoise.

Le cas particulier des Wamas : excision féminine associée

L'article journalistique d'Afrik.com (2004) sur les Wamas mentionne que l'excision féminine est également pratiquée dans cette communauté, à partir de l'âge de 28 ans, en parallèle avec la circoncision masculine — la « reine » du chef coutumier doit être excisée, comme toutes les femmes wamas, pour accéder à ce rôle. Cette information est présentée dans la source journalistique comme un fait. Elle illustre la persistance d'une logique de symétrie des rites de genre dans certaines communautés. Elle est rappelée ici à titre documentaire, sans minimiser la distinction fondamentale entre circoncision masculine et MGF.

Chapitre XV

Évolution contemporaine et mondialisation

Résistance de la tradition face à la modernisation

La modernisation, l'urbanisation et l'accès à l'éducation n'ont pas éradiqué la circoncision au Bénin — au contraire, le taux de 97 % indique que la pratique est maintenue dans toutes les couches de la population. Ce maintien s'explique par plusieurs facteurs : la pression sociale au sein des communautés, le poids de l'identité culturelle, la dimension religieuse, et le fait que la modernisation des conditions (médicalisation) n'entre pas en contradiction avec la pratique elle-même.

Les jeunes générations béninoises exposées à la mondialisation et aux discours des droits humains peuvent développer un regard plus critique sur certains aspects des rites (notamment la dimension de coercition chez les Wamas), mais ne remettent pas généralement en cause la pratique de la circoncision elle-même.

La diaspora béninoise

Les Béninois de la diaspora maintiennent largement la pratique. Le fait que des Wamas de l'étranger reviennent dans leur village pour se faire circoncire — même à un âge avancé — illustre la force du lien identitaire qui attache la pratique au territoire d'origine. Pour les Béninois vivant en France, en Belgique, au Canada ou aux États-Unis, la circoncision est généralement réalisée en milieu médical dans le pays de résidence, mais accompagnée de rituels familiaux et célébrée communautairement.

Le débat éthique contemporain

Dans les pays occidentaux, un débat éthique existe sur la licéité de la circoncision masculine pratiquée sur des enfants en bas âge, notamment au nom du consentement : l'enfant est incapable de consentir à une modification corporelle permanente et irréversible. Ce débat est présent dans des pays comme la France, la Belgique ou l'Allemagne. Au Bénin, ce débat est quasi inexistant dans la sphère publique, la circoncision étant une pratique normative culturellement et religieusement ancrée. Signaler l'existence de ce débat ne revient pas à le trancher ici, mais à indiquer qu'il existe des perspectives divergentes selon les contextes culturels.

Chapitre XVI

Lacunes documentaires et questions non résolues

Ce que les sources ne permettent pas d'établir

Cette étude documentaire a des limites importantes qu'il convient d'identifier clairement.

Premièrement, la plupart des informations disponibles sur les ethnies spécifiques (Wamas, Baribas, Fon) proviennent d'articles journalistiques, non d'études ethnographiques ou anthropologiques primaires. Ces articles sont utiles mais insuffisants pour une analyse académique complète.

Deuxièmement, les données statistiques nationales (MICS, 97 %) ne permettent pas de ventilation par ethnie, département, religion ou milieu (rural/urbain). Des données désagrégées seraient nécessaires pour comprendre les disparités réelles.

Troisièmement, les rituels spécifiques associés à la circoncision dans les différentes communautés (chants, prières, gestes, interdits alimentaires, durée de retraite) n'ont pas pu être documentés dans le détail par les sources disponibles, qui restent descriptives et superficielles sur ces points.

Quatrièmement, l'évolution récente des pratiques — notamment l'impact de la médicalisation croissante, des migrations urbaines et de l'accès à internet — n'est pas quantifiée.

Cinquièmement, les pratiques chez les Somba-Bétammaribé (Atacora), les Berba, les Otammari et les Yaka n'ont pas pu être documentées avec précision dans le cadre de cette recherche. Des sources touristiques mentionnent des rites d'initiation de circoncision chez les Yaka, mais sans détail vérifiable.

Pistes de recherche complémentaires

Pour approfondir ce sujet, les pistes suivantes sont recommandées : consulter les archives du Centre béninois de la Recherche Scientifique et Technique (CBRST) à Cotonou ; accéder aux travaux de chercheurs spécialisés comme Martin Sakoura (sur les Waaba), Jacques-Marie Lombard (sur les Baribas), Denise Brégand (sur l'islam au Bénin) ; mobiliser les données des enquêtes DHS (Demographic and Health Survey) béninoises pour une ventilation statistique par groupe ; conduire des entretiens avec des informateurs locaux qualifiés dans les communautés concernées.

Chapitre XVII

Sources documentaires utilisées

Sources journalistiques

Bangré, Habibou et Ndong, Wilfrid (correspondant au Bénin). « Bénin : la circoncision à partir de 28 ans pour devenir adulte ». Afrik.com, 16 décembre 2004. URL : https://www.afrik.com/benin-la-circoncision-a-partir-de-28-ans-pour-devenir-adulte — Source principale sur les Wamas. Reportage de terrain.

« La circoncision masculine : Une tradition ancestrale aux multiples significations ». La Nouvelle Tribune (Bénin), 7 mars 2025. URL : https://lanouvelletribune.info/2025/03/ — Source sur les Baribas, Yoruba, Dendis et évolution vers la médicalisation.

« Bénin : Quand la mutilation génitale féminine devient transfrontalière ». Sunvi Media, 5 octobre 2022. — Source sur la clandestinisation des MGF après la loi de 2003.

Sources statistiques et institutionnelles

Portail Open Data Bénin. « MICS VIH/SIDA et comportement sexuel — Circoncision masculine ». benin.opendataforafrica.org — Statistique nationale de 97 % de prévalence.

UNICEF / INSAE. Enquête MICS Bénin 2014. — Données sur les MGF (9,2 % des femmes de 15-49 ans).

Loi N° 2003-03 du 3 mars 2003 portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines en République du Bénin. Secrétariat général du Gouvernement du Bénin. URL : https://sgg.gouv.bj/doc/loi-2003-03/

CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, Belgique). « Les mutilations génitales féminines (MGF) ». Mise à jour mai 2025. — Données juridiques et statistiques recoupées.

Sources académiques et encyclopédiques

Sakoura, Martin. « Religion traditionnelle des Waaba du Bénin ». In Insights in African ethnography, Summer Institute of Linguistics, Abidjan, 1994, p. 35-50. — Cité via Wikimonde.

Sakoura, Martin. « Quelques croyances des Waaba ». In Insight in African Ethnography, SIL, mars 1997, p. 17-36. — Cité via Wikimonde.

Brégand, Denise. Commerce caravanier et relations sociales au Bénin. Les Wangara du Borgou. Paris, L'Harmattan, 1998. — Cité via Cairn.info.

Van Gennep, Arnold. Les rites de passage. Paris, Nourry, 1909 (concept de rite de passage, référence générale).

Sources OMS/ONUSIDA

OMS/ONUSIDA. Communiqué sur la circoncision et la prévention du VIH. 2007. URL : https://news.un.org/fr/story/2007/03/107172

Caspar, Robert. « La circoncision en Islam ». PISAI, 1981. — Contexte théologique.

Sites en ligne

fongbebenin.com. « La circoncision au Bénin ». — Page de présentation générale.

Wikimonde. Article « Waama (peuple) ». — Données ethnographiques sur les Wamas.

Wikipedia FR. Articles « Fon (peuple) », « Circoncision », « Vaudou ». — Données générales.

Wikipedia EN. « Circumcision in Africa ». — Données comparatives.

Excision Parlons-en. Fiche pays Bénin. — Données MGF.

Beninpolitique.org. « Atacora ». — Données démographiques et ethniques.

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