Coup de gueule contre certains comportements de la jeunesse

Jeunes amorphes dans une rue de Cotonou

Moi aujourd’hui, mon coup de gueule va à une partie de la jeunesse béninoise.

Pas toute la jeunesse.

Parce qu’il y a beaucoup de jeunes sérieux, courageux et travailleurs.

Mais il y a aussi des comportements qui deviennent fatigants.

Dans certains quartiers, on voit des jeunes passer leurs journées entières à ne rien faire.

Téléphone dans une main, musique dans l’autre, critiques partout.

Tout le monde veut devenir riche rapidement.

Mais peu acceptent les longues routes difficiles.

On veut le résultat avant l’effort.

Certains ne veulent plus apprendre un métier.

Pour eux, travailler avec les mains serait devenu une honte.

Pourtant, ce sont souvent les artisans qui avancent réellement.

D’autres passent leur temps à copier ce qu’ils voient sur internet.

Ils veulent montrer une vie de luxe alors qu’ils n’ont même pas encore construit leur avenir.

On dépense l’argent dans l’apparence pendant que les projets restent vides.

Parfois aussi, le respect disparaît.

On répond mal aux parents.

On se moque des anciens.

On croit tout savoir à vingt ans.

Mais la vie finit toujours par enseigner durement ce que l’orgueil refuse d’écouter.

Il y a aussi cette habitude de tout attendre des autres.

Du gouvernement.

De l’Europe.

D’un oncle.

D’un ami installé à l’étranger.

Alors que beaucoup devraient déjà commencer par se discipliner eux-mêmes.

Le téléphone peut servir à apprendre.

Mais chez certains, il sert seulement à perdre le temps et à bavarder.

Pendant ce temps, d’autres jeunes avancent discrètement.

Ils lisent.

Ils travaillent.

Ils se forment.

Et demain, ce sont eux qui réussiront.

Mon coup de gueule, ce n’est pas pour décourager.

C’est pour réveiller.

Parce que le Bénin ne pourra pas avancer avec une jeunesse qui rêve beaucoup mais agit peu.