La musique fon ne constitue pas un bloc uniforme. Elle comprend plusieurs répertoires, plusieurs usages et plusieurs types d’ensembles selon les circonstances : cérémonies religieuses, réjouissances, événements familiaux, contextes royaux, fêtes publiques ou pratiques plus spécialisées.
Les percussions y occupent une place centrale. Tambours, cloches, hochets et autres idiophones structurent le rythme et dialoguent souvent avec le chant. Selon les répertoires et les zones, d’autres instruments peuvent également apparaître. Ce qui frappe surtout, c’est la richesse de l’organisation rythmique et la complémentarité entre les différentes parties de l’ensemble musical.
La musique fon ne se définit pas seulement par ses instruments, mais par la manière dont le rythme, la voix et le mouvement s’assemblent pour produire un acte collectif.
Percussions
Elles portent la structure du jeu, soutiennent la danse et signalent les inflexions du rite ou de la fĂŞte.
Chant responsorial
Les formes d’appel et de réponse renforcent la participation du groupe et l’ancrage communautaire de la performance.
Certaines études ethnomusicologiques signalent en particulier le zinli, style prestigieux de tambours et de danse associé à Abomey, souvent mentionné comme un répertoire important dans l’univers musical fon.